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DHYANA : 7ème Anga

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« On ne médite pas pour expérimenter des états de conscience modifiés ou quoi que ce soit d’autre. On médite uniquement pour percevoir par soi-même que tout est en nous, chaque atome de l’univers, et que nous possédons déjà tout ce que nous voudrions trouver hors de soi. Méditer, c’est être à 100% dans la réalité et si l’on est dans la réalité, de quoi sortirait-on pour entrer dans le monde extérieur ? »

« Méditer dans la solitude ou marcher dans le brouhaha d’une ville polluée, c’est fondamentalement la même chose. Ce n’est que lorsque nous avons réalisé cela que nous commençons à méditer réellement. En méditant, nous ne courons après rien, nous ne cherchons aucun état, aucune extase autre que d’être totalement dans la réalité.

Ceux qui prétendent s’élever par la méditation vers des états de Conscience modifiés ne font que chercher des états hallucinatoires.

A partir du moment où nous sommes l’univers entier, comment aller vers quoi que ce soit ? il suffit d’ouvrir les yeux, tout est là.

Lorsque nous méditons de la sorte, assis, debout ou couché, nous débordons de divin et le divin déborde en nous. »                                   Daniel ODIER – Tantra

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A quoi « servent » les postures ?

Voici une question bien anodine à laquelle nous répondons par des arguments bien étayés sur les bienfaits physiques, therapeuthiques, mentaux, etc

Tellement d’études, tellement de preuves…et un jour la sensation nette que les âsana ont une puissance cachée, elle ne servent pas « à quelque chose » mais que Nous sommes au service de plus grand dans la pratique des asana.

Pierre Feuga dans son ouvrage « le chemin ds flammes » nous dit :

 » la beauté du yoga ne sert a rien, pas plus qu’un tableau ou qu’une sonate. Il est certes pas indifférent de savoir que telle posture agit sur tel plexus nerveux ou telle glande endocrine. Mais lorsqu’un yogi traditionnel pratiquait jadis les âsana, il rendait avant tout hommage à la Puissance divine. Chaque attitude corporelle était associée pour lui à un aspect de la Nature, à une « matrice » ou condition d’existence. Tantôt il devenait arbre, tantôt lotus, ou bien poisson, grenouille, crocodile,tortue, coq, paon, corbeau, cygne, chameau, cheval ou lion. Ou même il se hissait au dessus de l’humanité en évoquant par sa posture un héros, un sage, un génie, un dieu. Il récapitulait ou anticipait toutes les formes possibles de manifestation et c’est ainsi que son corps devenait sacré, temple du divin. Et même lorsque fatigué, il se couchait pour imiter le « Cadavre », il devait gouter un état qui allait bien au-dela de la « relaxation ».  »

« il est bon je crois, d’user la patience de l’élève par la répétition d’exercices apparemment monotones et peu nombreux. il est bon de le guérir de l’idée tenace d’un « progrès » construit, d’un « but »bien déterminé atteint au terme d’un « programme » clairement articulé. tout cela est fiction car plus on avance, plus la notion de but s’estompe : on prend conscience qu’ion est soit-même le but, que la pratique elle-même avec la joie quelle donne, est le but. la seule fonction de l’enseignant est de faire saisir à l’élève ceci : « Tu es ton propre but, tu es ton propre Eveil. je ne suis là que pour t’empêcher de rêvasser , de te décourager ou de te prendre au sérieux. Tu ne m’appartiens pas. tu es libre, toujours libre, même si tu ne le sais pas, même si tu ne le veux pas ».

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L’art du Prânâyâma

Dans la pratique indienne, tout prânâyâma commence par la conscience, la prise de conscience. Mais conscience ne signifie pas forcément contrôle.

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Car les gens obsédés de contrôle ne s’interrogent pas assez sur le contrôleur. Qui contrôle quoi ? Comment l’ego – qui est par nature limité, dysharmonieux – pourrait-il espérer amener un ordre, une harmonie dans le corps et le mental ?

Ceux qui poursuivent avec acharnement ces méthodes ne voient pas qu’ils tournent en rond, qu’ils ne font au mieux qu’élargir leur prison.

Que vous soyez capable de retenir votre souffle vingt secondes ou vingt minutes ne change pas grand-chose : de toute façon vous atteindrez toujours une limite, qui est celle soit de l’espèce, soit de votre incarnation actuelle.

Est-ce à dire qu’il ne faut rien faire ? Je suggère d’abord de se laisser respirer. Je sais : cette expression, souvent employée dans les cours de yoga, est devenue un cliché. Il n’empêche qu’elle recèle un sens profond.

Ne pensez jamais, lorsque vous expirez, que vous « chassez » l’air : pensez plutôt (ou plutôt faites-le sans penser) que vous le donnez, que vous l’offrez. De même, n’associez jamais l’inspiration à un « prendre » : recevez, accueillez, acceptez ce qui vient.

Ne laissez jamais intervenir la volonté dans les intervalles, abandonnez l’idée et jusqu’au mot de « rétention » (quelle avarice de vouloir retenir !). Le souffle s’interrompt, se suspend : très bien, observez, contemplez, savourez cette absence, sans projection, sans anticipation. Le souffle reviendra quand il voudra, il vous quittera quand il voudra. Ou encore inversez la perception ordinaire, imaginez que vous êtes le souffle et non pas celui qui reçoit et évacue le souffle. Prenez le point de vue du souffle. Vous allez, à l’inspir, envahir ce corps, ces poumons que vous aviez la mauvaise habitude d’appeler vôtres : quelle exploration fabuleuse ! Vous allez, à l’expir, pénétrer, envahir cet espace paraît-il extérieur, allez loin, aussi loin que votre esprit peut aller, que votre souffle-esprit devienne l’oie migratrice, traversez le ciel, diffusez-vous à l’infini.

Quand vous aurez expérimenté cela, il se peut que les « exercices » traditionnels de prânâyâma, les kapâlabhâti et les bhastrikâ auxquels vous vous shootiez, perdent beaucoup de leur attrait. Peut-être mais peut-être pas. Je ne veux rien préjuger. Il se peut au contraire que vous les redécouvriez avec une nouvelle fraîcheur et que les jeux retrouvés de l’Energie vous plongent, à vous en couper le souffle, dans la Joie véritable.

Pierre Feuga

PRANAYAMA :

Prâna est la force primordiale qui relie le Créateur à la création. Alors que âyama indique l’idée de se mettre en mouvement, d’entreprendre un chemin que fait l’être humain pour aller vers le Créateur. Pratiquer le Prânâyâma, c’est chercher à se relier au créateur, à s’unir avec le créateur, c’est une pratique transcendante

Lumière !

Les fêtes de fin d’année approchent, et nous célébrons aujourd’hui en ce 21 décembre le jour du solstice d’hiver, la nuit la plus longue de l’année. Nos ancêtres l’appelaient fête de Yule (la roue).

A partir de ce jour il y a trois jours où la longueur des jours et des nuits restent relativement les mêmes. 
A partir du quatrième jour, normalement le 25 (lorsque le Solstice à lieu le 21), la durée du jour rallonge .
Cet événement était reconnu dans le monde entier et est devenu l’”anniversaire” de sauveurs ou de dieux du soleil comme Krishna, Quetzalcóatl, Mithra et le Christ.
C’est à cause de la vénération générale envers ce jour que les Romains lui ont attribué la date de la naissance de Jésus, dont le nom signifie en grec “Le Porteur de Lumière”.
 
Symboliquement c’est la période ou l’on célèbre le retour de la lumière qui nous éclaire de l’extérieur et de l’intérieur.
C’est la période des voeux, des souhaits pour en faire notre réalité dans la matière !
voici à suivre une pensée de Jacques Brel ainsi qu’une jolie vidéo sur le pouvoir de l’intention
 
« …. Ce seul fait de rêver est déjà très important.
je vous souhaite des rêves à n’en plus finir,
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns
je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
et d’oublier ce qu’il faut oublier
je vous souhaite des passions
je vous souhaite des silences
je vous souhaite des chants d’oiseaux
au réveil et des rires d’enfants
je vous souhaite de résister à
l’enlisement, à l’indifférence, aux vertus
négatives de notre époque
je vous souhaite surtout d’être vous ! « 
 
JACQUES BREL 1968

congrès du Centre de Relations Culturelles Franco Indien 26/31 juillet

 

Depuis plus de 30 ans le Congrès International du CRCFI rassemble pendant une semaine conférenciers et professeurs de yoga venus partager avec le public leurs connaissances.

Sont présentés des thèmes relatifs aux sciences, au yoga, mais également à l’art et à la culture Indienne, nous faisant découvrir ou approfondir toutes les facettes de l’Inde, au travers d’intervenants tant français qu’indiens.

Cette année Sarva Atma Mithra que vous avez pu découvrir dans l’émission Echappée Belle sur le Kérala (février 2014) nous fera la joie de sa présence.

 

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Swamini Umananda : 25/26 avril 2015 près de Libourne (Événement tout public)

Pour ses 10 ans l’Association Yoga Traditionnel Fronsadais Libournais aura l’honneur de recevoir Swamini Umananda (francophone) disciple  de Swami Chinmayananda et responsable de la Chinmaya Mission France, basée à Paris. cliquez ici pour visiter Chinmaya Mission France

L’objectif de la Chinmaya Mission France est de « fournir la sagesse du vedanta ainsi que les moyens concrets de se développer spirituellement et d’être heureux afin de contribuer positivement à la société  »

Vous êtes tous conviés à  la conférence du samedi puis à la méditation du dimanche.

umananda

10 ans de Galgon