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Kapotasana

Cet asana se réfère au mythe de la colombe, oiseau sacré. Symbole de paix, attaché à Ahimsa, le principe de non-violence. Ahimsa est une discipline de vie qui implique la non-violence en paroles, en pensées et en actes. « la recherche spirituelle est vaine, dit Gandhi, si elle n’est pas fondée sur Ahimsa ».

Cette posture a pour but de stimuler l’énergie, ou Kundalini, qui s’élève dans le canal sushumna situé le long de l’axe cérébro-spinal. Cette énergie repose à la base de la colonne vertébrale, sous une forme potentielle. lorsqu’elle est éveillée ou devient dynamique, elle monte pour activer tous les centres subtils. La pratique rigoureuse de cette posture mène à cet éveil.

kapotasana

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Shaktikona asana

Shakti : énergie  Kona : angle   Asana : posture  (posture de l’angle qui procure de l’énergie)

 

Cette posture est une variante de Konaâsana. Elle est évoquée dans les Shaktâgamas, Les disciples des Shaktâgamas vouaient un culte à la déesse Shakti l’épouse de shiva, qui est aussi connue sous le nom de Mâha Devî, l’énergie cosmique.

cette posture a pour but de faire circuler l’énergie et la vibration sonore dans le corps et le mental où elles produisent un effet stimulant. En augmentant les vibrations sonores, cet asana confère une force particulière qui permet d’acquérir le contrôle de soi.

Indiquée pour : la musculature du dos (dorsalgie, lombalgie, cyphose, scoliose) , des membres inférieurs, (genoux, voûte plantaire, chevilles), améliore l’asthme et l’insuffisance respiratoire, le manque d’attention, le manque de tonus général, l’insuffisance des muscles du périnée, la constipation et le ralentissement circulatoire du petit bassin.

Parvati

Dans la mythologie hindoue, Parvati est la déesse la plus chérie et la plus vénérée. C’est la première divinité féminine hindoue qui, partageant la connaissance du yoga avec son époux bien-aimé SIVA, démontre que le Yoga peut être appris sans distinction de sexe.

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Déesse du droit chemin et de la sérénité, PARVATI est vénérée par toutes les femmes hindoues sans distinction de castes et de communautés. Elle est douce et simple : c’est la femme, l’épouse, la mère. Par son exemple, PARVATI enseigne aux êtres humains qu’ils peuvent atteindre le niveau supérieur de la conscience tout en gardant leur attachement familial.

Dans l’icônographie hindoue, PARVATI est représentée comme une très belle jeune femme. Les livres sacrés lui attribuent tous les attraits de la beauté féminine. Ses yeux fendus comme ceux d’une gazelle, ont la couleur du lotus ; ses lèvres ressemblent à des boutons prêts à s’épanouir, son visage est pareil à la lune : l’éclat de sont teint rivalise avec celui de l’or. Toute sa féminité s’exprime dans son léger sourire pudique au regard empreint à la fois de hardiesse et de timidité.

Toutes les statues des temples hindous glorifient son corps souple et proportionné, sa gorge rebondie et ses hanches larges. Bien qu’ayant atteint le domaine de la plus haute connaissance spirituelle, elle demeure proche des êtres humains par sa sensualité. Compagne fidèle de Siva, elle est souvent représentée dan les Puranas, enlacée à son époux. Parfois on la montre assiste sur le mont Kailasa (Everest), débattant des plus abstraites questions de philosophie hindoue.

Shiva et Parvati se trouvent parfois réunis sous forme d’une même divinité androgyne. La partie droite de la divinité repréesnte Shiva et la partie gauche Parvati. Siva est connu ains sous le nom d’ARDHANARI : femme (nari) à moitié (ardha).

Parvati ne manifeste ses pouvoirs divins que lorsqu’elle apparait sous ses autres identités comme DURGA (forteresse imprenable dans le nord de l’Inde), KALI, CHAMOUNDI, ANNAPURNA (la mère nourricière), GANESAJANANI (mère de Ganesha),etc.

La liste des formes que revêt Parvati peut être allongée indéfiniment. la multiplicité de ses formes prouve combien elle est adorée dans l’Inde toute entière. Il est d’usage que les hindous donnent à leurs enfants le nom du dieu ou de la déesse à qui ils croient devoir la naissance. Parmi toutes, Parvati est la plus populaire.

source : Yoga et Vie Mahesh Dèc.1977

Ardhanarîshvara

Ardhanârîshvara est le Shiva androgyne. On invoque plusieurs légendes concernant cette androgynie de Shiva.

Un Sage du nom de BHRINGI se consacrait totalement à l’adoration de Shiva. Mais il oubliait du coup, d’inclure PARVATI dans le rite. La déesse en conçut du ressentiment. Pour apaiser sa juste colère, Shiva décida de s’unir à elle si étroitement qu’on ne pourrait plus les dissocier car ils formeraient un seul être. Cet accord parfait du couple divin symbolise l’Union de l’Esprit (Purusha = Shiva) et de la Matière (Prakriti = Shakti).

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 La partie droite, masculine, présente tous les aspects de Shiva. De teinte claire, pourvu d’un chignon de mèches (jatâmakuta) abritant la Lune ou des nattes, il a deux bras dont l’un tenant une hache et l’autre posé sur le dos du taureau Nandi. Cette moitié, vêtue de rouge ou d’une peau d’animal (éléphant ou tigre), porte des serpents.

 La moitié féminine, sur la gauche, a le teint foncé; elle porte une haute coiffe (karandamakuta) et n’a pas de troisième oeil (contrairement à Shiva). Son bras unique tient un lotus fermé près de sa poitrine; son sein est recouvert d’un tissu léger et elle porte des ornements précieux.

L’image est globalement placée sur un socle en forme de lotus et le taureau sacré, Nandi, s’y tient derrière.

La forme hermaphrodite de Shiva, Ardhanârishvara ou Ardhanâri est à mettre en relation avec la conception de la doctrine shâkta, selon laquelle Shiva n’est en mesure d’assumer ses fonctions divines que lorsqu’il interagit avec Shakti. L’idée de représenter un ornement masculin dans le lobe droit de l’oreille de Shiva et un ornement féminin dans son oreille gauche, déjà, doit être imputée à la croyance en l’inséparable union des éléments masculins et féminins chez le Créateur.

En profondeur, il y a un homme en toute femme, et une femme en tout homme. Du point de vue biologique, chaque organisme contient à la fois des hormones masculines et des hormones féminines. Du point de vue psychologique, les recherches ont montré que chaque homme a un aspect féminin, et chaque femme un aspect masculin (« animus-anima »). C’est le reflet d’une réalité cosmique.

Dans la tradition de l’Inde, l’univers entier est l’union étroite de ces deux principes.

Aujourd’hui, le principe féminin est de plus en plus exilé d’un monde dominé par la violence, l’agressivité, la colère, l’égoïsme, la conquête et la destruction de la Nature (Mère Nature…).

Dans un discours prononcé en octobre 2002 au Palais des Nations à Genèvre, Shrî Mâtâ Amritânandamayi,  a lancé un appel pour que les femmes et les hommes partout dans le monde se réveillent et prennent conscience de ce pôle féminin. Elle recommande aux femmes dans les pays développés dominés par le matérialisme, de s’éveiller à la spiritualité, et dans les pays où elles sont soumises à des coutumes étroites, de s’éveiller à la pensée moderne, tout en assimilant la sagesse éternelle de la spiritualité. Là où des règles sociales font obstacle à leur progrès, elles doivent se montrer courageuses et les combattre. « Si les femmes elles-mêmes se détournent du principe féminin, il en résultera l’échec absolu des femmes et de la société. Les problèmes du monde seront aggravés. Si les femmes rejettent leurs qualités féminines et s’efforcent de devenir pareilles aux hommes en cultivant les qualités masculines, le déséquilibre ne fera que s’accentuer »

Pour s’accomplir, la femme doit découvrir l’essence de sa nature : elle doit découvrir en elle la « Shakti », la Mère Divine.

Ci-contre une statue de Parvati : Parvati statue

Quiconque connait sa nature est Bouddha

Le dernier jour de sa vie, Bouddha reposait sur son lit de pierre. Son corps était couvert d’u tissu blanc. Il était calme et paisible, le visage parfaitement serein. Ses disciples l’entouraient. L’un deux, Ananda, qui avait servi le Bouddha toute sa vie, comme son ombre, ne vivait que pour le saint homme. Et Bouddha aimait tendrement Ananda qui lui avait fait don de sa vie.
Bouddha allait quitter le monde emportant avec luI la grande lumière qui l’habitait. Ananda pensait aux ténèbres qui allaient recouvrir le monde après son départ, et il pleurait. Le Bouddha lui demanda la raison de son chagrin.

Ananda lui répondit : »que pouvons-nous faire ? Nous sommes desemparés, désespérés, tels des orphelins et la souffrance de la vie va reprendre le dessus.
Voilà la raison de mes pleurs. Donne nous au moins un dernier message qui puisse nous éveiller à jamais ».
Le Bouddha répondit : »vous êtes tous des lumières, pas seulement la lumière d’une chandelle que l’on peut allumer et éteindre à volonté, mais la lumière de la conscience, de la connaissance qui ne s’éteint jamais. Son extinction est impossible »

Méditons sur cette lumière qui est en chacun de nous, et qui n’est autre que nous-mêmes.